mardi 31 janvier 2012

Carbone 14 à la BnF

Lu sur RadioActu :
"Ce lundi 30 janvier, les Lundis de l'INA étaient consacrés à la mythique station parisienne Carbone 14, disparue en août 1983. À l'occasion de la sortie de l'ouvrage de Thierry Lefebvre Carbone 14 : légende et histoire d'une radio pas comme les autres (Ina Éditions), un débat a réuni plusieurs animateurs historiques de la station, dont Jean-François Gallotte (David Grossexe), Philippe Merlin (Perluche), Michel Fiszbin (Robert Lehaineux), Philippe Debrenne (Madame Globo), ainsi que Guy Dutheil et Antoine Lefébure, co-fondateur de Radio Verte. Réécoutez l'intégralité de ce débat passionnant sur RadioActu (durée : 2h10)."

Pour écouter le débat, c'est ICI.

Signalons également parmi les invités : Alain Dubois, animateur à Carbone 14 sous le pseudonyme de Saturnin Pojarski, et Pascal Freulon, l'un des cofondateurs de RVS (Radio Vallée de Seine).
Petite précision aussi : Guy Dutheil, aujourd'hui journaliste au Monde, débuta sa carrière sur Carbone 14, d'abord comme journaliste, puis comme co-animateur de l'émission "Le diable au corps".

"Carbone 14 grésille encore"

Interview réalisée par Laurence Le Saux sur le site Internet de Télérama...

"Radio de tous les excès, où débutèrent Jean-Yves Lafesse et Supernana, elle inspira à l'un de ses animateurs, Jean-François Gallotte, un film récemment édité en DVD par les Mutins de Pangée. Mais aussi un livre à l'historien des médias Thierry Lefebvre. Nous avons demandé à ce dernier de retracer son histoire chaotique et atypique..."

La suite (illustrée d'extraits de Carbone 14, le film, de Jean-François Gallotte et Joëlle Malberg) ici : http://www.telerama.fr/radio/carbone-14-gresille-encore,77421.php


vendredi 20 janvier 2012

"Ballet botanique" à la BnF le jeudi 16 février 2012

Les pionniers du cinéma scientifique sont souvent aussi des créateurs de visions inédites. Médecin et biologiste, Jean Comandon a inventé des dispositifs destinés à observer l'invisible dans le vivant : l'ultra-rapide, l'ultra-lent, le radioscopique.
Il y a cent ans, grâce à lui, le public des salles de cinéma pouvait assister ainsi aux plus fascinants des spectacles. Dans ses films, on voit les micro-organismes se livrer à des combats effrénés. Les végétaux filmés à très petite vitesse sur de longues durées cessent d'apparaître immobiles ; en un saisissant raccourci de quelques dizaines de secondes, les fleurs s'épanouissent, se livrent dans leur plénitude puis se flétrissent. La valeur artistique de ces séquences a été très tôt saluée. Dans les années vingt, la cinéaste d'avant-garde Germaine Dulac a vanté en elles un lyrisme abstrait, la première incarnation d'un "cinéma pur".
La restauration de près de 300 films de Comandon par les Archives françaises du film représente une occasion exceptionnelle de redécouvrir son cinéma. Elle permet aussi de le faire dialoguer avec la création d'aujourd'hui, notamment avec Planet Z de Momoko Seto, court-métrage expérimental sélectionné à la Berlinale en 2011, qui repose sur la technique du "time-lapse" popularisée par Jean Comandon.

14h30-16h : "Jean Comandon, son œuvre et sa postérité". Avec Thierry Lefebvre, Béatrice de Pastre, Roxane Hamery.
16h30-18h : "Aux origines du “time-lapse”". Avec Momoko Seto, Vincent Fleury, Thierry Lefebvre.

Projection de Planet Z, film remarquable de Momoko Seto (2011).

Cette journée d'étude sera suivi d'un "Ballet botanique", projection exceptionnelle de films de Jean Comandon, avec accompagnement musical au vibraphone de Benoît Alziary (du groupe Magma).

À cette occasion, lancement de l'ouvrage Filmer la science, filmer la vie. Le cinéma de Jean Comandon (sous la direction de Béatrice de Pastre avec la collaboration de Thierry Lefebvre), Éditions du CNC, 2012, 500 pages, 29 euros.

Ça se passera dans le petit auditorium (hall est) de la BnF. Entrée libre.

PS : En parallèle se tiendra, du 15 février au 24 mars 2012, l'exposition "Innerspace. Jean Comandon / David Douard" au centre d'art et de recherche Bétonsalon (9 esplanade Vidal-Naquet, 75013 Paris). Nous reviendrons ultérieurement sur cette exposition.

jeudi 19 janvier 2012

Carbone 14 sur RFI

Alors que l'on fête, en 2012, les 30 ans des radios libres, c'est un film oublié qui vient nous replonger dans l'effervescence et l'inventivité vraiment débridées de ces radios illégales, dont on aurait bien besoin aujourd'hui et qui ont foisonné au début des années 80.
Le film, c'est Carbone 14, le film et il donne à voir les coulisses d'une radio libre des plus mythiques. Jean-François Gallotte, le réalisateur de Carbone 14, le film et Thierry Lefebvre, historien des médias, reviennent sur la folle aventure de la radio libre Carbone 14, au micro de Bahia Allouache.
Il s'agit de l'émission "Cinéma d'aujourd'hui, cinéma sans frontières" du 14 janvier 2012 et c'est ici.

Promis, en 2013 je parle d'autre chose !

Dans la même émission - ça ne s'invente pas ! - un reportage sur l'immense Tarkovski. Je ne puis que vous recommander son admirable film : Le Miroir.

mercredi 18 janvier 2012

30 janvier : Lundi de l'INA exceptionnel

À l'occasion de la sortie du livre Carbone 14, légende et histoire d'une radio pas comme les autres, l'Institut national de l'audiovisuel organise le lundi 30 janvier 2012 un débat exceptionnel à la BnF (petit auditorium). Son titre : "Carbone 14 : trente ans après".
Seront réunis autour de Thomas Baumgartner (France Culture) : Antoine Lefébure, Thierry Lefebvre, ainsi que plusieurs protagonistes de Carbone 14 qui ne manqueront pas de revenir sur cette véritable épopée radiophonique : Patrick Amine ("Géométrie variable"), Laurent Chouchan ("Sur un air de navaja"), Philippe Debrenne (Madame Globo), Guy Dutheil ("Le Diable au corps"), Michel Fiszbin (Robert Lehaineux), Jean-François Gallotte (David Grossexe), Jean-Yves Lafesse et Philippe Merlin (Perluche).
Avec diffusion d'extraits issus des collections de l'Ina.
Réservation obligatoire : inatheque-de-france [at] ina.fr

mercredi 11 janvier 2012

Le fonds du Scérén-CNDP à l'affiche

Vendredi 20 janvier 2012,
Grands Moulins de l'Université Paris-Diderot (Bâtiment C, 6e étage, salle Pierre-Albouy) :

À la croisée de l'orientation professionnelle et de l'éducation sanitaire à l'école. Les films du Scérén-CNDP (années 1960-1970)

Journée d'étude coordonnée par Thierry Lefebvre (Université Paris-Diderot), Christian Bonah (Université de Strasbourg) et Laurent Garreau (Scérén-CNDP).
Dans le cadre de l'ANR MedFilm.

Localisations cérébrales © Scérén-CNDP

Accueil et début de la journée : 10h
10h30 : Laurent Garreau (responsable du fonds Scérén-CNDP) : "Le système de production interne et les choix de réalisateurs du CNDP"
11h : Emmanuelle Simon (Université de Metz) : "L'entretien dans les films du CNDP"
11h40 : France Garat (Université de Metz) : "Le rapport à l'enfant comme spectateur et comme patient dans les films du CNDP"
12h20 : Annette Bon (ancienne directrice adjointe de l'INRP, ancienne responsable des programmes du CNDP" : Témoignage

13h-14h : Pause

14h : Vincent Lowy (Université de Lorraine) : "Imagerie et représentation du cerveau dans le corpus du CNDP"
14h40 : Jacques Rutman (ancien réalisateur du CNDP) : Témoignage
15h20 : Alexandre Sumpf (Université de Strasbourg) : "L'usine qui rend malade. Environnement et travail dans les films du CNDP"

16h : Pause

16h10-16h50 : Christian Bonah, Joël Danet (Université de Strasbourg) : "La profession de médecin dans le fonds CNDP"
16h50-17h30 : Anne Masseran (Université de Metz) : "La profession d'infirmière dans le fonds CNDP"
17h30-18h10 : Thierry Lefebvre (Université Paris-Diderot) : "L'enseignement des bonnes pratiques d'hygiène. Un exemple"
18h10 : Conclusion

Réservation : journeemedecins [at] gmail.com

jeudi 5 janvier 2012

Nouveau


Communiqué de presse Paris | 5 janvier 2012 

À paraître le 18 janvier 2012
Carbone 14 : légende et histoire d’une radio pas comme les autres
de Thierry Lefebvre Ina Editions, dans la collection « Médias histoire » Prix public : 20 €

L’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en mai 1981 et le changement de majorité qui s’ensuivit signèrent la fin de la ′′bataille des radios libres′′. Profitant de l’′′état de grâce′′, de la brèche laissée béante par l’échec de la répression giscardienne et de la ′′tolérance′′ prônée par le nouveau ministre de la Communication Georges Fillioud, de nombreuses stations virent le jour un peu partout en France et se lancèrent dans l’aventure de la FM.
La stabilisation de ce paysage radiophonique ne se fit pas en un jour. La bande FM parisienne dut attendre près de trente mois avant de voir sa situation se consolider. Un très long laps de temps durant lequel deux lois furent successivement promulguées et une autorité de régulation (dite Haute Autorité de la communication audiovisuelle) instaurée en décembre 1982.
Certaines radios, finalement peu nombreuses, profitèrent de ce long vide juridique pour aller parfois très loin. Ce fut le cas de Carbone 14, née à Paris le 14 décembre 1981 à l’initiative d’un turbulent publicitaire et saisie sans ménagement le 17 août 1983. Elle fit partie de ces très rares stations qui, du fait même de leurs agissements et du caractère éphémère de leur activité, sont entrées d’emblée dans la légende.
Carbone 14 est même probablement un cas unique en France : pour de nombreux quadra- et quinquagénaires, le nom même de cette station cristallise une conception mythifiée de la radio libre. Les pseudonymes de ses animateurs, qu’il s’agisse de Jean-Yves Lafesse, Supernana, David Grossexe, Robert Lehaineux ou encore Madame Globo, ont donné naissance à une véritable mythologie, tandis que le ton inimitable de ses émissions- phares, « Le T’auras du boudin show », « Lafesse merci », « Poubelle Night » ou encore « 50 millions de voleurs », résonne encore aux oreilles des nostalgiques.
Pour la première fois depuis trente ans, un ouvrage tente de percer les nombreux secrets de Carbone 14, « la radio active ».

Thierry Lefebvre est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Diderot. Historien des médias, du cinéma et des sciences médicales, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La Bataille des radios libres, 1977-1981 (Nouveau Monde / Ina, 2008), prix de la recherche du Comité d’histoire de la radiodiffusion.

Contact presse :
Laure de Lestrange 01 49 83 26 68 ldelestrange[at]ina.fr

Année Comandon

Conservatoire des techniques cinématographiques, Cinémathèque française, vendredi 13 janvier 2012, 14h30 : Conférence de Thierry Lefebvre : "Filmer la vie : le cinéma de Jean Comandon", avec projection de films et accompagnement musical.

Pionnier du cinéma scientifique français au service duquel il s'engagea dès 1909, le Dr Jean Comandon (1877-1970) travailla tour à tour pour le compte de Pathé, du mécène Albert Kahn, puis de l'Institut Pasteur, tout en dirigeant, à partir de 1920, le service de photographie et cinématographie techniques de l'Office national des recherches scientifiques, industrielles et des inventions (ONRSII), ancêtre du CNRS. Pendant quatre décennies, il ne cessa d'améliorer, avec le concours de son collègue et ami Pierre de Fonbrune (1901-1963), les techniques d'exploration du vivant. Leurs systèmes de prise de vues microcinématographiques, de micromanipulation, de prise de vues image par image (pour filmer, entre autres, la croissance des végétaux), etc., seront ici présentés dans le détail au moyen d'une iconographie inédite. Leur influence, en particulier sur l'avant-garde des années 20, sera également évoquée.
Durant la deuxième partie de cette séance, Béatrice de Pastre, directrice des Archives françaises du film du CNC, et son équipe, Magalie Balthazard, Patrice Delavie et Jocelyne Cartier-Stérin, présenteront le chantier de restauration qui a nécessité plus de trois ans de recherches. Aujourd'hui, les quelques 300 films de Comandon, préservés et restaurés, composent un corpus unique au monde, essentiel pour la compréhension de ce cinéma de l'innovation. Leur intervention sera suivie de la projection d'une sélection de films récemment restaurés, avec accompagnement musical.

Thierry Lefebvre est maître de conférences à l'université Paris-Diderot. Il est l'auteur ou le coauteur d'ouvrages sur l'histoire du cinéma (La Chair et le Celluloïd. Le cinéma chirurgical du Dr Doyen, 2004), l'histoire des sciences médicales (Les Solariums tournants du Dr Jean Saidman, 2010, avec C. Raynal ; Quand les psychotropes font leur pub, 2010, avec D. Nourrisson et M. Tsikounas) ou l'histoire de la radio (La Bataille des radios libres, 2008 ; Carbone 14, légende et histoire d'une radio pas comme les autres, 2012).


Essais de radiocinématographie par les Drs Comandon et Lomon, 1911.
Collection des appareils de la Cinémathèque française.


PS : Daniel Demellier, responsable des archives de l'Institut Pasteur, signale que le service des archives de l'Institut Pasteur conserve les archives de Jean Comandon: http://www.pasteur.fr/infosci/archives/cdj1.html , ainsi que d'autres fonds d'archives où l'on peut trouver des documents sur le cinéma scientifique.